Mohammad ibn Hassan Ash-Shaybani

Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. al-Ḥasan b. Farḳad, juriste de l’École ḥanafite [voir al-Ḥanafiyya] de tout premier plan, disciple immédiat d’Abūbar Ḥanīfa [q.v.] et d’Abū Yūsuf [q.v.].

Le plus souvent appelé «Muḥammad b. al-Ḥasan», ou simplement «Muḥammad», dans la littérature juridique classique, al-S̲h̲aybānī était issu d’une famille aisée, mawlā des Banū S̲h̲aybān, originaire de Ḥarastā dans les environs de Damas. C’est à la fin du règne des Umayyades que le père de Muḥammad b. al-Ḥasan, un militaire, émigré en ʿIraḳ et s’installe à Wāsiṭ où lui naquit Muḥammad en 132/750 mais c’est à Kūfa, la ville d’Abū Ḥanifa, que ce dernier grandit.

Très tôt attiré par «la quête de la science» plutôt que par une carrière militaire, al-S̲h̲aybānī. d’après les biographes (cf., par ex., al-Ḏh̲ahabī (m. 748/1347), Manāḳib al-imām Abī Ḥanīfa wa-ṣāḥibayhi Abī Yūsuf wa-Muḥammad b. al-Ḥasan, Caire s.d,; 49-60), suivit à Kūfa l’enseignement d’Abū Ḥanīfa lui-même durant une période nécessairement courte (deux années d’après al-S̲h̲īrāzī, Ṭabaḳat al-fuḳahāʾ, Beyrouth s.d., 142) puisque ce dernier mourut en 150/767 alors qu’al-S̲h̲aybānī était à peine âgé de dix-huit ans. En réalité, c’est surtout en fréquentant son aîné Abū Yūsuf, le principal disciple d’Abū Ḥanīfa, qu’al-S̲h̲aybānī devint, très jeune, ce juriste dont la renommée grandissante ne tarda pas à déranger son maître. A Kūfa, al-S̲h̲aybānī eut également d’autres maîtres, dont Sufyān al-T̲h̲awrī [q.v.] et al-Awzāʿī [q.v.], auprès desquels il se forma comme traditionniste (muḥaddit̲h̲). Il fit également, à une date inconnue, un séjour de deux ou trois ans à Médine (al-Ḳāḍī ʿIyāḍ, Tartīb al-madārik, Rabat 1983, I, 171) afin d’y suivre l’enseignement de Mālik b. Anas [q.v.] dont il transmettra une version, augmentée de ses propres appréciations et commentaires, du Muwaṭṭaʾ (dernière éd. en date Beyrouth 1984).

A vingt ans, al-S̲h̲aybānī enseignait déjà dans l’une ¶ des mosquées de Kūfa où ses qualités d’orateur — il passait pour un très fin connaisseur de la langue arabe —, de traditionniste et d’excellent spécialiste de la Loi religieuse «convaincu par la méthode du raʾy [q.v.]» lui attiraient de nombreux étudiants.

Alors qu’il résidait à Bag̲h̲dād, al-S̲h̲aybānī se vit confier la charge de juge (ḳāḍī) de Raḳḳa par Hārūn al-Ras̲h̲īd avec qui, au vu de différents épisodes relatés par les biographes, les rapports d’al-S̲h̲aybānī (qui se faisait une très haute idée de sa fonction, et, semblet-il, aussi de lui-même) ne furent pas toujours sereins même s’il resta toujours un membre influent de son entourage. Il fut d’ailleurs rapidement démis de ses fonctions et se réinstalla à Bag̲h̲dād, vraisemblablement vers 187/803, où il reprit ses activités professorales. C’est à cette époque que son enseignement eut le plus de rayonnement et le plus d’influence, notamment sur le plus prestigieux de ses élèves, Muḥammad b. Idrīs al-S̲h̲āfiʿī [q.v.], qui, plus tard, lui opposera une Réfutation (le K. al-Radd ʿalā Muḥammad b. al-Ḥasan, éd. dans K. al-Umm, Caire 1906, VII, 277-303) tout en lui conservant une très grande admiration. Un autre de ses élèves importants fut ʿĪsā b. Abān (m. 221 /836). D’autres, moins connus, furent également ses disciples, ainsi Ibrāhīm b. Rustam al-Marwazī (m. 211 /826), Aḥmad b. Ḥafṣ al-Kabīr (m. 217/832), Ḵh̲alaf b. Ayyūb al-Balk̲h̲ī (m. 205/820, 215 ou 220), Mūsā b. Naṣr al-Rāzī (m. ?), etc. Pour une liste des savants qui transmirent des traditions (ḥadīt̲h̲) d’après al-S̲h̲aybānī, voir al-Ḏh̲ahabī. op. cit., 50).

Muḥammad b. al-Ḥasan al-S̲h̲aybānī mourut, soit en 187/803 soit, plus probablement, en 189/805 selon les biographes, dans ïe Ḵh̲urāsān (à Ranbuwayh ou à Rayy), où Ḥārūn al-Ras̲h̲īd lui avait ordonné de l’accompagner afin qu’il y remplisse les fonctions de juge. Comme il mourut le même jour et au même endroit que le célèbre grammairien et philologue al-Kisāʾī, Ḥārūn al-Ras̲h̲īd aurait dit qu’il enterrait là le ftḳh et la grammaire.

  1. Son œuvre et sa pensée.
  2. L’œuvre, presque entièrement conservée et éditée, attribuée à Muḥammad b. al-Ḥasan al-S̲h̲aybānī est immense. Mais, ainsi que l’a récemment démontré N. Calder (Studies in Early Muslim Jurisprudence, Oxford 1993, 39-66), il convient d’être extrêmement prudent en ce qui regarde non pas tant l’authenticité de cette attribution que la nature précise de celle-ci. A l’époque, il est certain que la notion même de «livre» ayant un auteur unique et déterminé n’existait pas dans les milieux lettrés : tel disciple recueillait les enseignements de tel autre savant qu’éventuellement il consignait en les enrichissant ou en les commentant; lequel recueil passait alors entre les mains d’un disciple du disciple qui lui-même les commentait et ainsi de suite jusqu’à ce qu’une somme finisse par exister, attribuée à une autorité ancienne.

Dans l’École hanafite telle qu’elle s’est développée à l’époque classique, Muḥammad b. al-Ḥasan s’étant vu attribuer le rôle de celui qui coucha sur papier le fiḳh des premiers Ḥanafites (principalement Abū Ḥanīfa, Abū Yūsuf et lui-même), il est particulièrement difficile de se retrouver dans sa bibliographie. Il ne fait ainsi aucun doute par exemple que le traité de fiḳh aujourd’hui édité sous le titre de Kitāb al-Aṣl (éd. al-Afg̲h̲ānī, Hyderabad 1966-72 et Beyrouth 1990; trad. partielle par G. Wiedensohler, Mängel beim Kauf nach islamischen Recht, Walldorf-Hessen 1960; éd. séparée du K. al-buyūʾ wa-l-salam par Ch. Chehata, Caire 1954) — il est également connu sous le nom d’al-Mabsūṭ — et attribué à al-S̲h̲aybānī est en réalité une compilation des quarante-sept petits écrits de fiḳh ¶ qu’Ibn al-Nadīm (m. 385/995), un biographe ancien, lui attribue dans son célèbre Répertoire (Fihrist, Beyrouth 1978, 287-8). Le K. al-Aṣl a joué un rôle essentiel dans le mad̲h̲hab ḥanafite; ainsi certains Ḥanafites estimaient-ils qu’un juriste ḥanafite pouvait être considéré comme mud̲j̲tahid à la seule condition de l’avoir mémorisé (al-Imām ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAziz, S̲h̲arḥ Adab al-ḳāḍī li-l-Imām Abī Bakr Aḥmad b. ʿUmar al-Ḵh̲aṣṣāf, Beyrouth 1994, 19).

Outre l’ensemble de ces petits livres traitant tous des différentes parties du Droit positif et réunis en une somme, al-S̲h̲aybānī, toujours selon Ibn al-Nadīm et d’autres biographes plus tardifs, est également l’auteur de différents ouvrages dont le K. al-Ḏj̲āmiʿ al-kabīr (Hyderabad 1936), le K., al-Ḏj̲āmiʿ al-ṣag̲h̲īr (éd. en marge du K. al-Ḵh̲arād̲j̲ d’Abū Yūsuf, Būlāk 1884, Lahore 1909; trad. partielle par I. Dimitroff dans MSOS, XI/2 [1908], 60-206), le K. al-Siyar al-kabīr (éd. avec le commentaire d’al-Sarak̲h̲sī, Hyderabad 1916-17 et Caire 1957) et le K. al-Siyar al-ṣag̲h̲īr (trad. M. Ḵh̲adduri, The Islamic law of Nations: S̲h̲aybānīʾs Siyar, Baltimore 1966). Le K. al-Aṣl, les quatre ouvrages venant d’être évoqués ainsi qu’al-Ziyādāt ressortissent, selon une catégorisation établie par les biographes ḥanafites, au ẓāhir al-riwāya de l’École en ce sens que leur transmission, dès l’origine, serait sans faille, inin-terrompue et largement attestée.

Auprès des mêmes biographes, les autres textes arabes attribués à al-S̲h̲aybānī ne jouissent pas du même statut en ce qui regarde la qualité de leur transmission de sorte que l’authenticité de leur contenu actuel serait douteuse (mais on a vu qu’au regard de la critique contemporaine, cette remarque s’applique en réalité à l’ensemble de l’œuvre d’al-S̲h̲aybānī). Parmi les œuvres éditées attribuées à al-S̲h̲aybānī, citons encore, outre sa recension du Muwaṭṭāʾ de Mālik déjà signalée, le K. al-Āt̲h̲ār (Lahore 1910 et éd. al-Afg̲h̲ānī, Beyrouth 1993 avec une excellente introduction), le K. al-Ḥud̲j̲d̲j̲a ʿalā ahl al-Madīna (Hyderabad 1965-71), le K. al-Mak̲h̲ārid̲j̲ fī l-ḥiyal (éd. Schacht, Leipzig 1930 et Hildesheim 1968) et al-Amālī (Hyderabad 1941). Pour plus de détails sur l’œuvre d’al-S̲h̲aybānī. des éditions et des innombrables commentaires qu’elle suscita, voir F. Sezgin, GAS, I, 421-33.

Etant donné qu’Abū Ḥanīfa lui-même n’écrivit rien en matière de fiḳh et qu’Abū Yūsuf ne laissa, semble-t-il, que de très rares écrits, c’est essentiellement par le truchement de l’œuvre attribuée à al-S̲h̲aybānī (et, dans une moindre mesure, celle d’al-S̲h̲āfiʿī) que les opinions juridiques développées par et autour d’Abū Ḥanīfa (et, plus généralement, dans le milieu des juristes de Kūfa) peuvent, avec plus ou moins de certitude, être connues. Ceci explique pourquoi E. Sachau considérait, et d’autres orientalistes l’ont suivi dans ce jugement, qu’al-S̲h̲aybānī avait joué un rôle déterminant, plus important même que ceux d’Abū Ḥanīfa et d’Abū Yūsuf, dans le développement des doctrines de l’École ḥanafite, et, plus généralement, du Droit musulman (E. Sachau dans Sitzber. K. K. Akad. d. Wiss.,phil.-hist. Cl, LXV, 723). Cette appréciation est néanmoins peut-être excessive dans la mesure où, d’une part, al-S̲h̲aybānī ne peut en réalité, on l’a vu, que lointainement être considéré comme le véritable auteur de l’œuvre qui lui est attribuée et que, d’autre part, la vocation du fiḳh à l’origine était d’être, et de rester, un savoir transmis oralement. Ce n’est probablement qu’au moment où le fiḳh perdit définitivement cette qualité et que son mode de transmission privilégié devint la forme écrite qu’al-S̲h̲aybānī se vit attribuer cette œuvre systématique monumentale, à l’origine éparse et certainement bien moins volumineuse, par ¶ des Ḥanafites plus tardifs (la même chose s’est d’ailleurs produite au sein de l’École s̲h̲āfiʿite pour ce qui concerne le K. al-Umm attribué à al-S̲h̲āfiʿī) et, à cet égard, le rôle du grand Ḥanafite al-Sarak̲h̲sī (m. 490/1097, soit trois siècles après al-S̲h̲aybānī) semble avoir été déterminant. Par ailleurs, pour l’ensemble des biographes ḥanafites, al-S̲h̲aybānī n’occupe invariablement que la troisième place, après Abū Ḥanīfa et Abū Yūsuf, dans la hiérarchie des autorités de l’École.

  1. La pensée juridique d’al-S̲h̲aybānī, comme l’a montré J. Schacht (The origins of Muhammadan jurisprudence, Oxford 1979, 306-10, et An introduction to Islamic law, Oxford 1964, 45), marque un progrès considérable par rapport à celle de ses deux maîtres de Kūfa, Abū Ḥanīfa et Abū Yūsuf, et, à bien des égards, elle préfigure la rupture vis-à-vis des Écoles alors dominantes, dites «locales» par opposition aux Écoles «personnelles» qui leur succéderont, qui se produira dans l’œuvre de son élève al-S̲h̲āfiʿī. Dans cette perspective, on ne peut rester indifférent en constatant qu’en plus de ses textes de droit positif, al-S̲h̲aybānī semble être également l’auteur d’un petit nombre d’écrits en matière de théorie légale (uṣūl al-fiḳh [q.v.]), un K. Id̲j̲tihād al-raʾy, un K. al-Istiḥsān et un K. Uṣūl al-fiḳh, tous les trois perdus, lui étant attribués dans le Fihrist d’Ibn al-Nadīm (Fak̲h̲r al-Islām al-Bazdawī lui attribue également un K. Adab al-ḳāḍī auquel il se réfère, Uṣūl al-Bazdawī, éd. avec le commentaire Kas̲h̲fal-asrār, d’al-Buk̲h̲ārī, Beyrouth 1991, I, 59-60). La lecture de la littérature classique d’uṣūl al-fiḳh, qui fait souvent état des opinions d’al-S̲h̲aybānī. vient d’ailleurs largement confirmer qu’il était également un théoricien du ftḳh (voir, par ex., al-Lāmis̲h̲ī, Kitāb fī Uṣūl al-fiḳh, Beyrouth 1995, index).

Telle que la décrit un classique de la littérature ḥanafite d’uṣūl al-fiḳh (Uṣūl al-Bazdawī, op. cit., 59-61), la doctrine d’al-S̲h̲aybānī relative aux rôles respectifs du «raisonnement» (raʾy) et de la tradition (ḥadīt̲h̲) dans l’élaboration du fiḳh, doctrine qui insiste fortement sur leur nécessaire complémentarité (lā yastaqīmu al-ḥadīt̲h̲illā bi-l-raʾy wa-lā yastaqīmu al-raʾy illā bi-l-ḥadīt̲h̲), paraît en parfaite harmonie avec le ftḳh qu’il élabora effec-tivement ainsi que J. Schacht (op. cit.) a pu le carac-tériser par rapport à celui de ses devanciers. D’une part, al-S̲h̲aybānī prend soin d’argumenter sa doctrine légale au moyen de traditions remontant soit au Prophète, soit à d’autres autorités (quitte à les contester); ainsi «remplit-il ses livres avec du ḥadīt̲h̲» (al-Bazdawī, op. cit., 61). Il paraît en la matière s’être démarqué des autres juristes de Kūfa, et plus partic-ulièrement d’Abū Yūsuf, en accordant, de manière non-systématique, préséance aux traditions attribuées au Prophète sur celles des Compagnons (al-Ṣaḥāba [q.v.]). On sait qu’al-S̲h̲āfiʿī pour sa part n’accordera valeur probante en matière légale qu’aux seules traditions du Prophète; sur ce point encore, al-S̲h̲aybānī fait figure d’initiateur des thèses s̲h̲āfiʿiennes (J. Schacht, Origins, 27-34). D’autre part, le raisonnement juridique, le raʾy, d’al-S̲h̲aybānī est bien plus rigoureux et systématique que ne l’étaient ceux d’Abū Ḥanīfa, d’Abū Yūsuf ou de Mālik. Il tend en un mot à s’identifier au strict «raisonnement analogique» (ḳiyās [q.v.]) dont al-S̲h̲āfiʿī donnera, dans la Risāla, la première théorisation formelle qui nous soit parvenue. Il n’est pas impossible que dans son K. Id̲j̲tihād al-raʾy malheureu-sement perdu, al-S̲h̲aybānī l’ait précédé sur cette voie.

En matière théologique, al-S̲h̲ahrastānī (m. 548/1153) [q.v.] et d’autres hérésiographes signalent qu’à l’instar d’Abū Ḥanīfa et d’Abū Yūsuf, al-S̲h̲aybānī adhérait à la doctrine murd̲j̲iʾite [q.v.] (Livre des religionset des sectes, trad. D. Gimaret et G. Monnot, Louvain 1986, I, 433); à propos des relations très étroites entre Ḥanafisme et Murd̲j̲iʾisme dont al-S̲h̲aybānī n’est que l’un des témoins, voir W. Madelung dans Der Islam LIX 1 [1982], 32-39). Un Credo (ʿAḳīda) conservé à l’état de manuscrit lui est attribué mais aucun de ses biographes n’en signale l’existence.

Bibliography

, en sus des références présentes dans l’article:

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  9. L. Udovitch, Partnership and profit in Medieval Islam, Princeton 1970. Bibliographie plus exhaustive et commentée dans J. Schacht, Introduction, 215-85 à compléter en consultant L. al-Zwaini et R. Peters, A Bibliography of Islamic Law, 1980-1993, Leyde 1994.

(É. Chaumont)


Source : Encyclopédie de L’Islam